J'peux pas continuer à me battre contre mes actes et mes souvenirs.
Je ne peux plus pleurer et m'enfuire parce que quelqun m'a rappelé ça.
C'est vrai, j'suis souvent ridicule. J'en ai écrit des conneries. J'en ai dit. J'en ai fais. Je grandis très vite, comme vous tous.
Je ne veux pas perdre tout ça. Le seul moyen, c'est de me forcer à me rappeler. Ils se sont foutus de moi. Ils m'ont aimés. Les gens, j'parles des gens.
J'ai tout affiché, parce qu'il faut assumer, c'est comme ça qu'on tourne la page. Pas autrement.
Je suis comme ça. Je me hais parfois. Je suis forte et faible. Je suis laide et jolie. Vous me détestez. Vous m'aimez.
On est tous pareil bande de con. Vous croyez que vous pouvez méprisez les gens. Et vous avez raison. Car vous pouvez les atteindre. Mais au final on est tous égaux.
On fera tous notre cas de conscience.
J'ai seize ans, ça commence à peine, j'espère que ce sera encore long.
Vous savez, je vous ai aimé tous les deux. Ca pouvait que merder. Et ça venait de moi.
Aujourd'hui j'ai arrêté la clope. Et puis je veux changer plein de choses chez moi. On verra si j'y arrive ou pas.
C'est vrai qu'il est pas beau ce texte.
Mais voilà, il fallait le faire.
C'est maintenant. Ca m'a prit par surprise.
Il y'a des choses qui changeront pas, peut être. Et les amis sont là, pas juste en photo autourt de nous. Là où à gauche, ça fait mal quand on y pense.
Ma mémoire est conséquente. On s'est croisés, j'oublierai rien.
hasta luego.


